LES OUBLIÉS — LE FILM QU’ON OUBLIERA PAS

Il y a deux semaines, je suis allée au cinéma après les cours, toute seule, sur un coup de tête, parce que j’avais un seul film à l’esprit : Les Oubliés, de Martin Zandvliet. J’étais tombée sur la bande-annonce il y a quelques temps sur allociné alors que je m’ennuyais d’un site à l’autre, et je m’étais bien décidée à ne pas laisser passer ça. J’en ai déjà parlé rapidement dans mon dernier article, je suis fan des films modernes qui se passent en période de guerre (pas tous évidemment mais j’ai adoré Un Long Dimanche de Fiançailles et Frantz, love love love) et les films étrangers (autres que anglophones) me rendent très curieuse — le doux son de la langue allemande fait du bien à mes oreilles, m’voyez.
Rendez-vous donc au Luminor, à Hôtel de Ville, tirant profit du Printemps du Cinéma (la séance à 4€, c’était maintenant ou jamais) : très petite salle, plein de gens tous seuls un peu grincheux vous me direz, en plein mardi après-midi ensoleillé, fallait s’attendre à voir des retraités, écran un peu bas (attention à ne pas se mettre derrière quelqu’un de grand), pubs très courtes — voilà le film lancé.

fun fact: ce film était nominé aux Oscars, dans la catégorie Meilleur Film Etranger, mais c’est Le Client, de Asghari Farhadi (réalisateur iranien) qui a remporté le trophée.

Mai 1945, Danemark. La première scène est assez violente, on grimace déjà en voyant de colonel danois maltraiter un très jeune soldat allemand, ça annonce pas mal la couleur. En effet, l’ambiance est assez lourde, on sent bien l’après-guerre et le choc psychologique qui règne encore. Le film est plutôt classique : un peu lent, les scènes sont parfois longues… On retient notre souffle à chaque fois que quiconque manipule une bombe puis quand on s’y attend pas BOOM tout le monde sursaute dans la salle, tous les personnages se ressemblent (tu m’étonnes qu’en 1945 les allemands soient tous blonds aux yeux bleus………), mais j’adore. Les plans sont beaux, majestueux parfois (plein de couchers de soleil!!), le son est parfaitement manipulé, la musique mais aussi les scènes avec les cris, stridents et bouleversants, les respirations très fortes… Les acteurs sont sublimes et touchants : les jeunes comme les vieux ont cette sensibilité dans leur regard, même le méchant (qui est vraiment un gros connard du début à la fin) a ce quelque chose qui fait qu’on le comprend un peu. Parce que c’est des allemands, on comprend la haine des colonels danois et de tout le reste du monde, en fait. Mais difficile de leur en vouloir, c’est bien tout le message du film, que l’on comprend à travers le sergent Carl qui s’occupe du groupe : il commence par être une sorte de brute sans émotions et sans filtre mais petit à petit il s’attache à ces jeunes, leur relation devient très humaine et c’est accentué par la sorte de huis clos que forme cette plage. Le décor ne change presque jamais, ils sont comme seuls au monde dans un endroit sublime qui cache un véritable enfer sous le sable.

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Ces jeunes allemands, ce ne sont que des gamins (ils ont entre 15 et 18 ans) avec toute leur innocence, qui n’ont rien demandé et qui ont, malgré eux, grandi avec Hitler et la guerre. Le sujet est très dur, délicat. Une fois les combats terminés, ces soldats ne demandent qu’à rentrer chez eux, voir leur famille, retrouver leur maman et étudier pour un jour avoir un métier, ils ont des rêves plein la tête même quand l’espoir n’a plus lieu d’être. C’est beau. Et très puissant. Je veux pas spoiler mais sachez que sur 14 garçons il n’en reste plus que 4. Les personnages m’ont vraiment touchée, ils sont beaux, sales et mal-nourris mais incroyablement beaux, les acteurs jouent si bien!! They deserved better ok??? On s’imagine à leur place, parce qu’ils ont notre âge alors on se demande comment notre vie aurait été si on était nés à cette époque (et surtout dans ce pays).
« Les auteurs n’ont pas besoin de créer un passé à ces personnages pour les rendre vivants » comme le dit très bien Valentin Bréheret dans sa Chronique du Cinéphile. Ils dégagent quelque chose de très fort et c’est ça que j’ai adoré. D’ailleurs, difficile d’en choisir un préféré parce que tous sont vraiment excellents.

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On pourrait nuancer ma critique avec quelques remarques plus négatives, comme le fait que dans ce film ce sont les Danois qui sont les grands méchants alors que bon, on sait bien que ceux qu’on devrait détester dans l’histoire (et surtout l’Histoire) ça devrait être les Allemands, certes, mais ça fait du bien de voir un film qui aborde le thème différemment, surtout que ça parle d’un fait qui n’est pas discuté dans nos livres d’Histoire. Le déminage des plages par de très jeunes soldats maltraités, c’est tabou et ça fait partie des épisodes dont on préfère taire les conséquences. D’ailleurs je trouve que le titre français est très bien choisi, même si très divergeant des titres en allemand (Under Sandet, « sous le sable » en français) et en anglais (Land Of Mine, jeu de mots avec « mine » pour mine la  bombe mais aussi pour mien genre mon pays / pays de mines). Dernière chose, je dirais que la fin est un peu décevante aussi. Enfin, pas « décevante » mais… pas très réaliste, c’est un peu dommage. Mais on prend, parce que parfois on préfère les happy ends au réalisme.

J’ai pas pleuré mais en sortant du cinéma j’avoue que j’étais bouleversée. J’ai remis toute ma vie en question lol imaginez moi dans le métro, le regard dans le vide à rejouer toutes les scènes du film dans ma tête et à (re)penser aux millions de morts de la Seconde Guerre Mondiale.
Pour conclure, ce film est un gros gros coup de coeur et je vous le conseille, of course — même si je sais que ce genre ne plaît pas à tout le monde — surtout si vous étudiez l’allemand, perso je me sentais trop fière de comprendre la moitié des dialogues!!


J’avais oublié à quel point j’aimais écrire des critiques ciné!!!!
J’avais pas fait ça depuis au moins 2 ans je crois, je devrais m’y remettre parce qu’à chaque fois que je vais voir un film je me dis que ça ferait un bon article pour le blog donc pourquoi pas, je ne sais pas si ça vous plaît mais moi oui aha

PS : j’ai changé le thème et l’en-tête du blog what do you think ??

xoxo

tati cinéphile

90s inspirations : music / style / movies

Dans un article précédent (plus exactement celui-là), j’avais déjà évoqué ma fascination pour les années 90 et tout ce qui s’y rapporte. Musique, style de vie, mode, films, je suis obsédée, et c’est clairement l’époque à laquelle j’aurais aimé vivre – ahhh si j’étais née ne serait-ce qu’une dizaine d’années plus tôt… et c’est la même chose avec les années 80, j’adore j’adore j’adore.

Avant de commencer avec une vague de photos et de blabla mettez-vous dans l’ambiance avec des playlists (choisissez au hasard lol) :

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take me back to the start

take me to the 80s

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A part la fin de la guerre froide et la chute du mur de Berlin, les années 90 ont aussi été marquées par la fin de l’apartheid en Afrique du Sud grâce à Nelson Mandela, la construction du tunnel sous la Manche et puis surtout… L’APPARITION DE L’INTERNET. (et oui l’internet, comme les vieux) C’est aussi la naissance du mouvement grunge (sous-genre du rock dit « alternatif ») lancé par Nirvana (bien sûr) dont le suicide du leader, Kurt Cobain, en 1994, marqua les esprits de nombreux adolescents – qui s’identifiaient au groupe, une sorte d’exemple anti-conformiste. On découvre également à la même époque Oasis, Radiohead, Blink-182, Red Hot Chilli Peppers, Green Day, Marilyn Manson, Depeche Mode, U2, Daft Punk, etc etc etc. C’est une grande décennie aussi pour le rap, avec par exemple 2Pac, Dr. Dre, Notorious Big, et le hip-hop soul dont on peut citer Mariah Carey, Michael Jackson, Boyz II Men, Mary J. Blidge, Destiny’s Child… C’EST SURTOUT LE TEMPS DES BACKSTREET BOYS ET DES SPICE GIRLS, OUI MADAME.

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Niveau mode, on connaît alors le mouvement antifashion, ainsi que le mouvement grunge qui vient biensûr avec la musique et qu’on connaît tous plus ou moins. Le premier prend naissance au Japon, au début des années 80 grâce à Yohji Yamamoto et Rei Kawakubo (fondatrice de la marque « Commes des garçons ») mais n’arrive en Europe que dix ans plus tard : style plutôt intellectuel, qui se veut minimaliste voire presqu’un peu austère, et surtout veut se détacher du « glamour » trop tant recherché pendant ces années-là, donc c’est aussi des motifs, couleurs, coupes (asymétrique par exemple), matières, etc qu’on ne voyait pas avant. C’est aussi en rapport avec le fait d’associer mode et business, sujet qui fait débat, avec par exemple la création du groupe LVMH, firme française qui gère désormais de grandes marques telles que Louis Vuitton, Guerlain, Moët & Chandon (oui, le champagne), etc… Aujourd’hui ce mouvement existe encore, surtout maintenant, il est revenu en force avec la mode minimaliste, mais aussi grâce à de nouveaux créateurs tels que Jeremy le fou Scott. (ça paraît un peu paradoxal tout ça, je parle de minimalisme puis de Jeremy Scott, deux styles totalement opposés mais l’idée principale de l’antifashion est juste d’être littéralement anti-fashion, contre la mode « classique », soit en la reniant totalement d’une part, soit en la poussant à des extrêmes, la rendant quasi ridicule, d’autre part)

les tumblr à checker :

80s-90s-fashion et 80s-90s-supermodels (il y avait aussi « 90s-outfits » mais j’ai bien l’impression qu’il a disparu…….)

 PAMELA ANDERSON tumblr_nlb1vaeGim1r06q46o1_500 Claudia Schiffer

Dans mon style de tous les jours, je m’inspire beaucoup des années 90, un peu 80 mais pas autant, par exemple je porte très souvent les pulls que mon père portait (récemment j’ai re-découvert sa veste adidas mon dieu mon dieu mon dieu), mon tee-shirt préféré est un vieux truc que j’ai trouvé chez ma grand-mère il y a deux ans qui apparemment appartenait à mon oncle et je récupère aussi quelques trucs que portait ma mère, autant vous dire que le «  » »vintage » » », j’adore ça ! (quand je vois des photos de mes parents jeunes et que je demande « mais elle est où cette jupe???? je la veux elle est grave belle » et que ma mère me répond qu’elle a tout jeté……………..).

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Mes grandes sources d’inspiration sont aussi les films, dont suit une liste de mes préférés, avec des résumés/commentaires pour vous motiver à les voir (parce que vous devez les voir) :

Mean Girls (aka « Lolita malgré moi » en fr) gros gros classique, du moins d’après moi lol, avec des phrases cultes qu’on connaît par coeur, je le regarde à chaque fois que je me sens un peu en bad. L’histoire: Cady arrive dans un lycée après avoir vécu toute son son enfance en Afrique du Sud (« if you’re from Africa, then why are you white ? » – « Oh my god, Karen, you can’t just ask people why they’re white ! »), elle va essayer de s’intégrer et rencontre alors le groupe des « méchantes filles », les Plastics, avec qui elle commence à trainer – elle finit d’ailleurs pas leur ressembler un peu trop. Et je ne vous dis pas la fin, bien sûr.

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Clueless mon dieu… Par où commencer ? J’ai pas les mots aha. Mais visuellement, niveau décor et costumes, c’est déjà un plaisir pour les yeux ! ça vaut déjà le coup rien que pour ça. Je laisse le mystère pour l’histoire.

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The Breakfast Club en soi, il n’y a pas vraiment d’histoire dans ce film. Les 97 minutes se déroulent presque dans un seul et même lieu : la salle de permanence du lycée. 5 élèves aux personnalités très différentes – le sportif, le bg un peu bad boy, l’intello, la fille populaire, et la fille chelou un peu « détraquée » – se retrouvent en colle un samedi. De fil en aiguille, ils vont commencer à se parler, à partager leurs secrets, leurs expériences, leur vision du monde, c’est super intéressant, ça fait réfléchir, et c’est drôle !

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Romeo + Juliet (bon là c’est pas une inspiration niveau tenues ou quoi, hein, qu’on soit d’accord, mais je devais absolument mettre ce film dans ma liste, aussi parce que je l’ai revu il y a pas longtemps et que je l’aime je l’aime je l’aime) une seule chose: Leonardo DiCaprio qbajzvdnjszbhazfejndz. Sinon, on connaît tous l’histoire d’amour cachée/interdite qui dure 3 jours entre Juliette Capulet, 13 ans et Roméo Montaigue, 17 ans, ils tombent amoureux, se marient, couchent ensemble, et au final meurent l’un pour l’autre. Ce film est loin d’être ennuyant, déjà ça se déroule à Los Angeles (dans un quartier « chaud », plus précisément Verona Beach), et j’adore la manière dont c’est filmé, même si c’est un peu bizarre. Le meilleur ami de Romeo est une drag queen, lui et ses cousins sont un peu comme un « gang », il se passe plein de choses – dont de nombreux coups de pistolets haha – et puis l’espèce de chemise hawaïenne de Leo est trop cool.

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Wish upon a star Je suis tombée sur ce film tout à fait par hasard quand, un soir de désespoir, j’ai eu l’idée de taper « full movie » sur Youtube. Dés les premières minutes, je me suis dit « wow! » déjà parce que Katherine Heigl jeune était absolument canon, et puis parce que les tenues sont ma-giques, j’en suis tombée totalement amoureuse (d’ailleurs j’ai la même robe que l’une des copines super cool du personnage principal hoho coïncidence?? Je ne pense pas). Et puis l’histoire est basique mais c’est plutôt rigolo : deux soeurs, qui se détestent, échangent leurs corps accidentellement etc etc (un peu comme Freaky Friday, avec Lindsay Lohan, sauf que là c’était mère et fille), enfin bref, un bon vieux téléfilm Disney cul-cul comme je les aime.

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C'est tout pour le moment.

ps: la phrase de fin de Leo, à méditer (tiré de The Basketball Diaries que j’ai toujours pas vu ohlala)

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xo